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06-01-2006, 03:08 PM
(Modification du message : 06-01-2006, 03:21 PM par OMS.)
<!--quoteo-->CITATION<!--quotec--> jeudi 01 juin 2006, 13h45 - AFP
Le ministre délégué à l'Industrie François Loos a donné jeudi dans la Marne le feu vert à la première utilisation expérimentale en France d'un nouveau carburant d'origine agricole, le bio-éthanol E-85, constitué de 85% d'éthanol et 15% d'essence.
L'E-85 "permettra de consommer dans un plein 85% d'éthanol, c'est-à-dire 85% de bio-carburant. Cela permettra d'économiser des gaz à effet de serre", a déclaré M. Loos lors de son intervention à Châlons-en-Champagne, site pilote de l'expérience nationale.
"Cette nouvelle étape nécessitera le déploiement de pompes spéciales dans les stations-service", a-t-il ajouté. Les constructeurs devront également adapter leurs moteurs à ce carburant plus corrosif.
"Nous aurons toujours besoin de pétrole. Mais nous en réduisons la quantité, le coût et l'émission de gaz à effet de serre", a déclaré le ministre.
A sa descente d'avion en provenance de Paris, M. Loos s'est installé au volant de l'une des sept premières voitures qui utiliseront l'E-85.
Cette flotte "flex fuel" (dont le moteur permet le mélange essence/biocarburant) sera utilisée à titre expérimental pendant un an par le conseil général de la Marne.
Pour les photographes, M. Loos a fait un plein d'E-85 en marquant un arrêt à une pompe qui affichait le prix symbolique de 1 euro pour un litre.
Les éthanols sont issus de la betterave à sucre, du blé, du maïs ou de la canne à sucre. Avant l'E-85, l'éthanol s'incorporait jusqu'à présent à hauteur de 5% dans le super sans plomb, une pratique courante, notamment au Brésil.
<!--QuoteEnd--><!--QuoteEEnd-->
c'est plutôt une bonne nouvelle, mais pourquoi une durée expérimentale si longue ? Cette technologie est utilisée depuis un moment au Bresil.
et pour la symbolique le litre à 10 cent d'euro c'était pas mal non plus [img]style_emoticons/<#EMO_DIR#>/vert.gif[/img]
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Bonne iniciative! [img]style_emoticons/<#EMO_DIR#>/bien.gif[/img]
Par contre je comprends pas trop le coup du "plus corrosif"? [img]style_emoticons/<#EMO_DIR#>/voyons.gif[/img] ca change un pouilleme les reglages d'injection allumage mais à ma connaissance ce n'est pas corrosif l'ethanol...
Si quelqu'un qui maitrise le sujet pouvait nous en dire plus.
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pour la partie technique
<!--quoteo-->CITATION<!--quotec-->Un accident de l’histoire?
Le fait que les voitures ne roulent pas à l’éthanol serait un accident de l’histoire. Dans les années 1920, le magnat de l’automobile Henry Ford aurait été en faveur de moteurs à l’éthanol. Cependant, la dynastie des Rockefeller aurait favorisé l’utilisation de moteurs à essence.
Mais l’histoire pourrait changer. Les obstacles ne seraient pas technologiques selon Bergström. Il ouvre le capot de sa Saab et pointe aux nombreux tubes qui courent du réservoir à essence au bloc moteur. « Ils ont un enrobage spécial de caoutchouc » déclare l’ingénieur de Saab. L’éthanol est effectivement plus corrosif que l’essence : le réservoir et les valves du moteur doivent être protégés du fluide. Les techniciens de Saab auraient également eu à composer de nouveaux algorithmes pour l’ordinateur de bord de la voiture puisque la quantité d’énergie contenue dans un litre d’éthanol est plus faible que l’énergie contenue dans un litre d’essence. La consommation d’essence du moteur serait supérieure, mais il y aurait moins d’émissions.<!--QuoteEnd--><!--QuoteEEnd-->
source
mais en approfondissement un peu...
<!--quoteo-->CITATION<!--quotec-->Les biocarburants nécessitant une transformation lourde (usines de transformation de la matière première, par exemple betterave > éthanol) sont une aberration énergétique sous nos latitudes.
Si, au Brésil, l'éthanol produit à base de canne à sucre est une solution intéressante c'est parce-que une part très importante de l'énergie nécessaire au processus de transformation provient de l'utilisation des tiges et feuilles : la betterave, et aucune espèce cultivable en France, ne fournit évidemment pas une telle abondance de feuillage et l'énergie utilisée pour la transformation sera donc soit de l'éthanol produit par l'usine soit une énergie d'origine externe, ce qui affaiblira considérablement le rendement énergétique de l'opération.
En outre la betterave exige en agriculture productiviste de nombreux intrants de provenance essentiellement pétrolière.
La création de ces unités de production d'éthanol est donc une très mauvaise nouvelle : elle permettra de penser à des non informés que la France consent à des efforts importants dans les biocarburants (et donc pour la protection de l'environnement) et elle conduira à intensifier la culture sous sa forme la plus polluante d'espèces qui ne sont pas compétitives sur le plan énergétique.<!--QuoteEnd--><!--QuoteEEnd-->
source
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Voici un press release de Tereos (alias Beghin Say) datant de 2004
depuis, ils sont passé a la vitesse superieure
il me semble que le DG de Tereos a signé un invest pour une usine d'ethanol toute neuve
il a pris le risque malgré le contexte légal autour des carburants qui n'est pas en faveur du bio ethanol
<!--quoteo-->CITATION<!--quotec-->
Le 2 novembre 2004
Tereos acquiert la SODES, l'un des principaux producteurs européens d'alcool de synthèse, et révèle ses projets de production de bio-éthanol
Le groupe Tereos a acquis, à travers sa filiale BENP (Bio-Ethanol Nord Picardie), la société SODES, l'un des principaux producteurs européens d'alcool de synthèse (1,5 million d'hectolitres). Cette unité, située à Lillebonne (Seine-Maritime), réalise un chiffre d'affaires annuel de 75 millions d'euros et emploie une centaine de personnes. Elle bénéficie pour le développement de l’éthanol d'une implantation industrielle idéale, dans la région qui concentre la plus grande part des activités françaises de raffinage pétrolier, à proximité du port de Rouen qui draine l'essentiel des exportations de céréales.
A Lillebonne, BENP poursuivra l’activité industrielle et commerciale de la SODES. Ensuite, BENP et ses partenaires céréaliers créeront sur ce site une nouvelle unité de production de bio-éthanol de blé. Sa capacité correspondra dans un premier temps à l'agrément par les pouvoirs publics d’une unité de 2,5 millions d'hectolitres, auxquels s'ajouteront les productions actuelles de bio-éthanol de blé du groupe. Tereos produira ainsi à Lillebonne, à compter de l’année 2007, plus de
3 millions d'hectolitres de bio-éthanol et y traitera environ 1 million de tonnes de blé par an. Cette production pourra être portée à 5,5 millions d’hectolitres par an lors de l’agrément de la 2ème tranche mise en exploitation au plus tard en 2010.
Grâce à ses réserves financières, BENP assure seule l'acquisition de la SODES. Pour le financement de la première tranche de l’unité de production de bio-éthanol de blé, d'un montant estimé à 130 millions d'euros, les modalités mises en place lors de la création de BENP seront reconduites, à savoir pour moitié l'apport en fonds propres de quelque 40 000 agriculteurs et de leurs coopératives céréalières (Uneal, Ax’ion, Cerena, Oceal, Hubau, Cohesis, Epis-centre, Agralys, Beauce Gâtinais Céréales et Tereos), le reste étant couvert par des emprunts et des subventions. Le projet reste ouvert à d’autres partenaires intéressés.
En ce qui concerne l'éthanol de betterave, Tereos lancera en 2005 à Origny Sainte-Benoîte (Aisne), la construction d'une unité de production d'éthanol d'une capacité de 2 millions d'hectolitres par an. Cette unité aura pour vocation de traiter des mélasses et sirops de basse pureté (EP2) provenant des sucreries Tereos d'Origny, Vic, Escaudoeuvres, Boiry et Chevrières, ainsi que du jus de diffusion de la sucrerie d'Origny. Elle devra être opérationnelle en 2007. La production de l'actuelle distillerie de betteraves d'Origny - 400 000 hectolitres - sera intégrée dans la nouvelle unité. L'investissement sera d'environ 50 millions d'euros.
"Le savoir-faire acquis depuis 10 ans en matière de biocarburants de céréales et de betteraves, les brevets que nous avons déposés, les relations de confiance que nous avons établies avec nos associés-coopérateurs et les grandes coopératives céréalières font de Tereos l’acteur le plus à même de tirer profit du développement de cette nouvelle activité, qui revêt une importance capitale pour les exploitations agricoles françaises", a déclaré Philippe Duval, Président du Directoire de Tereos.
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Y a un turbo la dessus ? non !
Ah?! sur ma BX j'ai un turbo! ca pousse presqu'autant !