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France : le marché démarre l'année sur un recul de 7,9% moins mauvais qu'il n'y paraît
[b]Avec un peu moins de 150 000 immatriculations, le marché français est en repli de 7,9% par rapport à un mois de janvier 2008 déjà perturbé par la mise en place du bonus/malus. Ce sont les immatriculations des loueurs courte durée qui font chuter le marché en janvier. Les marques françaises reculent globalement de 15% mais annoncent de bons résultats sur le marché des particuliers. Certaines marques étrangères qui bénéficient d'un niveau de comparaison anormalement bas affichent des taux de croissance trompeurs.[/b] Avec une baisse des immatriculations de 7,9% sur le premier mois de l'année 2009, le marché automobile français reste compliqué à analyser et à prévoir. Il affiche un recul (à 149 385 immatriculations) malgré le renforcement de la prime à la casse depuis le 4 décembre (passé de 300 à 1000 euros) accompagné d'intenses promotions. A noter comme le signale le CCFA que le recul est limité à"<i>3,5% à nombre de jours ouvrables comparables</i>" (1 de moins).
Dans le détail, la baisse importante des marques françaises (-14,8%) alors que le volume global des marques étrangères est stable (+0,3%) s'explique par la base de comparaison de janvier 2008. L'an dernier, les marques françaises avaient été les premières à bénéficier de la mise en place du bonus en janvier (et la comparaison se fait donc sur des niveaux plutôt élevés), tandis que les marques étrangères subissaient les effets négatifs de l'entrée en vigueur du malus et des anticipations de décembre (où le malus ne s'appliquait pas). Les marques étrangères bénéficient donc globalement d'une base de comparaisons basse, voire très basse pour certaines.
Par ailleurs, ces évolutions ne sont pas homogènes selon les types de clientèle avec un effondrement des ventes aux loueurs courte durée (-60% sur ce créneau) et une baisse des immatriculations réseau. C'est d'ailleurs, la baisse des immatriculations des loueurs courte durée qui explique l'intégralité du recul du marché en janvier.
A cela s'ajoutent la politique de déstockage des réseaux et les arrêts de production des derniers mois qui ont perturbé la chaîne d'approvisionnement, ce qui explique en partie le décalage entre les prises de commandes qui dans l'ensemble sont bonnes et les immatriculations.
Le marché des véhicules utilitaires, en revanche ne profite pas encore de l'extension de la prime à la casse avec un recul global de 23,5% à 28 720 immatriculations.
Renault : baisse des ventes tactiques et des ventes loueurs
Avec des ventes à -20%, Renault apparaît comme l'une des marques en plus fort recul (27 324 immatriculations à 18,3% de part de marché) soit 7 000 voitures de moins.
"<i>Nous avons baissé de façon assez brutale les ventes directes aux loueurs et les ventes au personnel dont les bureaux sont installés dans les usines et ont été souvent fermés en décembre et janvier, c'est ce qui explique l'intégralité de l'écart</i>", note
Jacques Chauvet, directeur commercial de Renault. Il précise que les ventes aux loueurs courte durée de Renault sont à -70%. Un niveau de baisse qui "<i>n'est pas seulement une décision du constructeur</i>", mais est également liée à la frilosité des loueurs dont "<i>le business modèle se modifie</i>". "<i>Nous aurons toute l'année des perturbations liées à ce canal</i>", ajoute-t-il. En revanche, les ventes à particuliers de Renault "<i>suivent l'évolution du marché</i>".
Ainsi, note le constructeur "<i>les ventes réalisées par le réseau commercial sont en baisse de 6,5% par rapport à janvier 2008, soit une tendance légèrement supérieure au marché</i>".
Coté produit, les ventes de Laguna (-54% à 1 326 unités) sont toujours inférieures aux prévisions, tandis que la version coupé représente un quart d'un marché devenu très marginal (des voitures à plus 35 000 euros). Les ventes de la Mégane III démarrent comme prévu (+70% à 5 261 unités, hors Scénic).
"<i>Entre les déstockages massifs et les prix massacrés, le niveau de promotion du marché est absolument invraisemblable. Le pilotage est assez délicat. Nous essayons de ne pas brader les voitures mais nous sommes obligé d'être dans le marché</i>", note Jacques Chauvet.
Compte tenu du déstockage du réseau en décembre et des délais de livraison, les prises de commandes de décembre et janvier devraient se traduire en immatriculations à partir du mois de février, précise-t-il.
Peugeot à -11,1%, mais en hausse sur le canal des particuliers
Avec 25 885 unités, Peugeot enregistre une baisse globale de ses immatriculations de 11,1% qui s'explique en partie par une base de comparaison haute en janvier 2008. Ainsi, malgré ce recul la marque affiche un taux de pénétration de 17,3%, soit de ses plus hauts niveaux.
Christophe Bergerand, directeur commercial France de Peugeot, précise que les volumes sont en croissance sur le canal des particuliers : "<i>Nous faisons 19% de part de marché sur le canal des ventes à particuliers en janvier. C'est même un peu mieux que ce nous avions prévu</i>." Cette croissance des ventes sur les particuliers est en lien avec la forte hausse des immatriculations des 107 (+39%), 206 (+46%) et 308 (+15,2%).
Peugeot annonce également une croissance de 20% du portefeuille de commandes réseau par rapport au mois de décembre, avec une croissance nettement plus forte sur le canal des particuliers. "<i>Nous sommes satisfaits de la performance sur les ventes à particuliers qui est un axe de développement prioritaire</i>", note Christophe Bergerand.
Un résultat conséquence de la mise en place de la prime à la casse qui représente "<i>35% à 40% des commandes globales du réseau en janvier</i>", précise le directeur commercial.
Citroën : immatriculations à -11,3% mais prise de commandes en forte hausse
Comme Peugeot, Citroën affiche une baisse de ses immatriculations consécutive à une base de comparaison élevée en janvier 2008. "<i>Nous sommes à 14,4% de part de marché en janvier 2009 ce qui est supérieur à notre score de 2008. Nous continuons de gagner des parts de marché</i>", analyse
Alain Favey, directeur commercial France de Citroën.
Pour autant les immatriculations sont en décalage avec le haut niveau de commandes des deux dernier mois. "<i>Notre portefeuille de commandes est largement supérieur à ce qu'il était fin décembre</i>", note Alain Favey qui précise que les commandes sont en hausse de 29% en décembre et 39% en janvier. La part de la prime à la casse atteint 50% des commandes VP de janvier.
Ce décalage entre des prises de commandes en hausse et des immatriculations en baisse est lié aux difficultés de prévision des marchés et aux fermetures d'usines alors que le réseau avait déstocké en fin d'année. "<i>Février restera compliqué, les effets positifs se verront sur les immatriculations de mars, avril</i>", note le directeur commercial. Si le délai de livraison est de 2 mois en moyenne pour les modèles les plus demandés sur certaines versions il peut atteindre 6 mois.
Citroën profite par ailleurs de sa stratégie tarifaire offensive avec le "doublement de la prime à la casse" (qu'elle a été la seule à faire depuis le 1er jour) y compris sur les VUL. Ainsi, 30% des commandes VUL de janvier se sont faites dans le cadre de la prime à la casse. En VUL, les immatriculations de Citroën reculent de 10% sur un marché à -23,5%, ce qui lui permet de dépasser 20% de part de marché (20,46% exactement).
Ford toujours en hausse, Toyota toujours en baisse
VW reste la première marque importée avec des volumes stables (11 072 unités à -0,3%) grâce notamment à la Polo (+10% à 3 055 unités) et au Tiguan (+27% à 771 unités).
Ford après une année 2008 en forte hausse (+8,8% et malgré une base de comparaison de janvier 2008 élevé) poursuit sa croissance avec en janvier une hausse de 3,7% (à 9 281 unités). Une stratégie commerciale offensive avec un message simple (TVA offerte) et des nouveautés (Ka et Fiesta) sur les segments en croissance permettent à Ford de réaliser de bonnes performances. La nouvelle Fiesta est en hausse de 20% (3 769 unités) et la Ka représente en janvier 848 unités.
Toyota qui a finit l'année 2008 sur un recul de ses ventes (-10%) démarre l'année en recul de 9% (à 6 375 unités). La croissance des Avensis (+38%), Corolla (+6,4%) et Rav 4 (+62%) ne compense par le recul de la Yaris (-35,9%).
Fiat devant Opel
Conséquence de la poursuite de la croissance des volumes de Fiat (+10,6%) et de la baisse des volumes d'Opel, le classement entre ces deux marques s'est inversé. En janvier, Fiat est la quatrième marque importée (à 6 196 unités) devant Opel (cinquième à 4 965 unités). Le succès de Fiat est toujours celui de la 500 dont les ventes ont doublé par rapport à janvier 2008 à 2 383 unités.
Mercedes, Audi, BMW
Changement de hiérarchie également pour les trois marques premium allemande avec Audi qui reprend l'avantage sur BMW. Alors que toutes les trois étaient en forte baisse en janvier 2008 (entre -24% et -36%, ce qui fait une base de comparaison basse), Mercedes (+20%) et Audi (+30%) reviennent à leur niveau tandis que BMW affiche encore un recul (-7,2%).
Des taux de croissance trompeur
Janvier 2008 était le premier mois d'entrée en vigueur du malus annoncé en décembre. Les marques les plus touchées par cette taxe l'avaient anticipée par des immatriculations massives en décembre, subissant un effondrement de leurs ventes en janvier 2008. C'est le cas notamment de Land Rover dont la croissance de janvier 2009 (+33%) ne la ramène pas à son niveau de janvier 2007 (219 unités contre 631 en 2007), Porsche à +110% (164 unités contre 252 en janvier 2007), Jaguar à +179% (137 unités contre 223), Chrysler à +39% (120 unités contre 410), ou encore Maserati à +254% (39 unités contre 42), Ferrari à +237% (27 unités contre 39).<!--QuoteEnd--><!--QuoteEEnd-->
Source:
http://www.autoactu.com/france---le-marche...-y-parait.shtml