5000 € c'est le prix pour une version de base et dans certains pays. Les prix pourront grimper jusqu'à 8000 € pour les versions avec options (Clim, DA, VE, Autoradio etc...) et dans certains pays, un article (une partie) intéressant :
"- Le centre technique de Guyancourt (Yvelines) s’est mis au travail, tandis que l’usine de Pitesti était entièrement remise à niveau (voir encadré). Les résultats sont là. Ce n’est pas une petite voiture, la L90. Elle a la taille d’une Mégane, avec un coffre plus grand que celui de la grosse Vel Satis, mais elle est construite sur la plate-forme commune aux petites Nissan Micra et à la future Renault Clio. Celle-ci est simplement allongée. Les moteurs Renault (1,4 et 1,6 litre), depuis longtemps amortis, ont été optimisés sur la robustesse plus que sur la performance: d’où une vitesse de pointe ne dépassant pas les 165 km/h et des reprises sans doute poussives. Le train avant est celui de la Clio actuelle. Principe de base: faire appel à tous les éléments disponibles dans le groupe. La plupart des composants (sièges, poignées, essuie-glaces, rétroviseurs, etc.) ne sont pas créés pour la voiture mais choisis sur les différents modèles Renault et donc déjà amortis.
Les contraintes du cahier des charges, pour les designers, étaient énormes. La voiture, par exemple, devait avoir des vitres latérales plates, moins coûteuses que les bombées, et qui permettent de simplifier les mécanismes de levage et l’habillage des portières. La carrosserie ne devait pas avoir de formes tourmentées, pour limiter les coûts d’emboutissage des tôles et le nombre de points de soudure. Compte tenu de ces exigences, le résultat est impressionnant, même si les spécialistes jugeront la ligne banale. Là encore il s’agit d’un choix: celui d’une voiture indémodable. «En vérité, nous avons réalisé une prouesse, affirme-t-on chez Renault. Jamais personne n’a été si loin dans l’optimisation du design en fonction du coût.»
C’est là que se cache le cœur du métier de constructeur automobile généraliste: il est bien plus facile, paradoxalement, de concevoir une voiture luxueuse, superéquipée mais chère, genre grosse Mercedes, qu’une Dacia L90! D’où l’euphorie des équipes qui l’ont développée, sous la responsabilité de Jean-Marie Hurtiger, 53 ans, chef du projet, qui a bourlingué à l’international, notamment en Russie et dans les pays baltes. Renault parle ainsi d’une «formidable aventure humaine, autour d’un projet extraordinaire». Si les apparences peuvent laisser croire que la L90 est une voiture d’il y a quinze ans, la réalité est toute différente. C’est au contraire un concentré de technologie et de savoir-faire, mais celui-ci est simplement focalisé sur d’autres priorités que celles habituellement privilégiées.
Il n’empêche que seule la version de base de la voiture sera vendue 5 000 euros. Encore faudra-t-il l’acheter en Roumanie. Ce qui conduit un patron concurrent à affirmer que «Renault, comme nous l’avions prévu, n’a pas pu tenir ses objectifs de prix». «Il n’y a pas eu de dérive», réfute-t-on chez le constructeur, où l’on reconnaît cependant que 5 000 euros (on en a rajouté dans les exigences par rapport aux 6 000 dollars affichés au départ) a été un slogan mobilisateur avant d’être un prix d’appel. Et que les vrais prix monteront, avec les niveaux d’équipement - vitres électriques, direction assistée, radio, climatisation, etc. -, jusqu’à 8 000 euros. Ils seront déterminés marché par marché... avec la plus grosse marge possible. "
Source Nouvel Observateur.
"- Le centre technique de Guyancourt (Yvelines) s’est mis au travail, tandis que l’usine de Pitesti était entièrement remise à niveau (voir encadré). Les résultats sont là. Ce n’est pas une petite voiture, la L90. Elle a la taille d’une Mégane, avec un coffre plus grand que celui de la grosse Vel Satis, mais elle est construite sur la plate-forme commune aux petites Nissan Micra et à la future Renault Clio. Celle-ci est simplement allongée. Les moteurs Renault (1,4 et 1,6 litre), depuis longtemps amortis, ont été optimisés sur la robustesse plus que sur la performance: d’où une vitesse de pointe ne dépassant pas les 165 km/h et des reprises sans doute poussives. Le train avant est celui de la Clio actuelle. Principe de base: faire appel à tous les éléments disponibles dans le groupe. La plupart des composants (sièges, poignées, essuie-glaces, rétroviseurs, etc.) ne sont pas créés pour la voiture mais choisis sur les différents modèles Renault et donc déjà amortis.
Les contraintes du cahier des charges, pour les designers, étaient énormes. La voiture, par exemple, devait avoir des vitres latérales plates, moins coûteuses que les bombées, et qui permettent de simplifier les mécanismes de levage et l’habillage des portières. La carrosserie ne devait pas avoir de formes tourmentées, pour limiter les coûts d’emboutissage des tôles et le nombre de points de soudure. Compte tenu de ces exigences, le résultat est impressionnant, même si les spécialistes jugeront la ligne banale. Là encore il s’agit d’un choix: celui d’une voiture indémodable. «En vérité, nous avons réalisé une prouesse, affirme-t-on chez Renault. Jamais personne n’a été si loin dans l’optimisation du design en fonction du coût.»
C’est là que se cache le cœur du métier de constructeur automobile généraliste: il est bien plus facile, paradoxalement, de concevoir une voiture luxueuse, superéquipée mais chère, genre grosse Mercedes, qu’une Dacia L90! D’où l’euphorie des équipes qui l’ont développée, sous la responsabilité de Jean-Marie Hurtiger, 53 ans, chef du projet, qui a bourlingué à l’international, notamment en Russie et dans les pays baltes. Renault parle ainsi d’une «formidable aventure humaine, autour d’un projet extraordinaire». Si les apparences peuvent laisser croire que la L90 est une voiture d’il y a quinze ans, la réalité est toute différente. C’est au contraire un concentré de technologie et de savoir-faire, mais celui-ci est simplement focalisé sur d’autres priorités que celles habituellement privilégiées.
Il n’empêche que seule la version de base de la voiture sera vendue 5 000 euros. Encore faudra-t-il l’acheter en Roumanie. Ce qui conduit un patron concurrent à affirmer que «Renault, comme nous l’avions prévu, n’a pas pu tenir ses objectifs de prix». «Il n’y a pas eu de dérive», réfute-t-on chez le constructeur, où l’on reconnaît cependant que 5 000 euros (on en a rajouté dans les exigences par rapport aux 6 000 dollars affichés au départ) a été un slogan mobilisateur avant d’être un prix d’appel. Et que les vrais prix monteront, avec les niveaux d’équipement - vitres électriques, direction assistée, radio, climatisation, etc. -, jusqu’à 8 000 euros. Ils seront déterminés marché par marché... avec la plus grosse marge possible. "
Source Nouvel Observateur.
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