La transition automobile européenne s’accompagne d’un coût social massif.
En deux ans, les équipementiers du continent ont annoncé 104 000 suppressions de postes, soit 142 emplois détruits chaque jour.
Un rythme supérieur à celui de la crise du Covid, qui révèle une crise structurelle profonde du secteur.
Pour le Clepa, l’association européenne des fournisseurs automobiles, la situation est critique.
Son secrétaire général, Benjamin Krieger, alerte : les créations d’emplois ne compensent pas les pertes. En 2025, seuls 7 000 nouveaux postes ont été annoncés, très loin de combler l’hémorragie.
Ce paradoxe est d’autant plus frappant que la production de véhicules électrifiés progresse.
Entre 2024 et 2025, elle a augmenté de 23 % dans l’Union européenne et représente désormais un quart de la production totale.
Mais cette dynamique reste inférieure aux attentes : 3,3 millions de véhicules électrifiés ont été produits en 2025, contre 4,8 millions anticipés deux ans plus tôt.
Plus inquiétant encore, la production automobile globale demeure 20 % en dessous de son niveau de 2019, soit un manque de 3,1 millions de véhicules. Les projections tablent sur une stagnation dès 2026, laissant craindre un affaissement durable de l’activité.
Sur le plan financier, la fragilité persiste. Selon l’enquête Clepa/McKinsey, seule une entreprise sur trois dispose d’une rentabilité suffisante pour investir et innover.
Si le Clepa salue les premières orientations du paquet automobile européen, il réclame des mesures plus fortes : énergie moins chère, moins de contraintes administratives et concurrence plus équitable. Sans cela, la destruction d’emplois pourrait continuer.
En deux ans, les équipementiers du continent ont annoncé 104 000 suppressions de postes, soit 142 emplois détruits chaque jour.
Un rythme supérieur à celui de la crise du Covid, qui révèle une crise structurelle profonde du secteur.
Pour le Clepa, l’association européenne des fournisseurs automobiles, la situation est critique.
Son secrétaire général, Benjamin Krieger, alerte : les créations d’emplois ne compensent pas les pertes. En 2025, seuls 7 000 nouveaux postes ont été annoncés, très loin de combler l’hémorragie.
Ce paradoxe est d’autant plus frappant que la production de véhicules électrifiés progresse.
Entre 2024 et 2025, elle a augmenté de 23 % dans l’Union européenne et représente désormais un quart de la production totale.
Mais cette dynamique reste inférieure aux attentes : 3,3 millions de véhicules électrifiés ont été produits en 2025, contre 4,8 millions anticipés deux ans plus tôt.
Plus inquiétant encore, la production automobile globale demeure 20 % en dessous de son niveau de 2019, soit un manque de 3,1 millions de véhicules. Les projections tablent sur une stagnation dès 2026, laissant craindre un affaissement durable de l’activité.
Sur le plan financier, la fragilité persiste. Selon l’enquête Clepa/McKinsey, seule une entreprise sur trois dispose d’une rentabilité suffisante pour investir et innover.
Si le Clepa salue les premières orientations du paquet automobile européen, il réclame des mesures plus fortes : énergie moins chère, moins de contraintes administratives et concurrence plus équitable. Sans cela, la destruction d’emplois pourrait continuer.

