07-24-2020, 03:30 PM
Là je pense que tu t'égares...
"Notre ami se cale dans son baquet, donne quelques coups d’accélérateur rageurs en regardant le gros compte-tours qui est face à lui (gradué jusqu’à 10.000 tours), pose sa main droite sur le gros pommeau métallique du levier de vitesse, embraye passe la première, ferme sa portière, ET ON DEMARRE…, accélérateur à la planche jusqu’à 5000 tours avant de passer la seconde… et j’ai déjà envie de hurler de trouille.
L’accélération est tellement brutale qu’on est vraiment collé au dossier.
Le bruit de ce V-12 qui monte en régime comme s’il était au banc est assourdissant, tout vibre au rythme des bielles comme si vous étiez assis à califourchon sur la cloche d’embrayage.
Seconde à 5500, je vois avec horreur approcher une épingle à droite à 300 mètres, et ma gorge se noue, l’accélérateur doit être bloqué !
Il fonce comme un malade, le virage s’approche à toute allure et je ferme les yeux.
Puis VLAN, il tape sur les freins, ma tête est projetée en avant, il fait un double débrayage, enclenche la première… et d’un coup de volant balance la voiture à droite.
J’ouvre les yeux… et il accélère déjà plein pot en ligne droite, l’auto n’a pas dérapé d’un pouce elle a viré à plat avec une adhérence incroyable… et je suis malade de peur.
J’ai envie de descendre, mes genoux tremblent mais je me dis qu’à juger cette première épingle, “JJ” à l’air de connaître son affaire et que je vais vivre de grands moments avant d’atteindre le sommet !
....
Ses mains volent sur le grand volant, les épingles s’enchaînent à une allure vertigineuse, il connaît par coeur chaque pouce de cette route et il maîtrise parfaitement la voiture, elle fait exactement ce qu’il veut, il place ses roues avant au millimètre, du fin pilotage…, ouf…, il a coupé le moteur cette fois… et c’est le grand silence, ce silence qu’on ne peut entendre qu’en altitude, plein et profond.
....
Je lui dis que si j’avais su qu’il allait attaquer comme ça, je ne serais pas monté avec lui.
Je déteste déjà de me faire conduire dans une voiture normale sur un parcours que je connais, mais alors là, le col d’Eze en GTO avec un malade au volant, je m’en souviendrai toute ma vie !
La source : https://www.gatsbyonline.com/ferrari/fer...if-350181/
Une Ferrari V12, si tu n'as jamais eu l'occasion de monter dedans il faut absolument le faire car quelque soit son époque, elle te laisse un souvenir indélébile.
"Notre ami se cale dans son baquet, donne quelques coups d’accélérateur rageurs en regardant le gros compte-tours qui est face à lui (gradué jusqu’à 10.000 tours), pose sa main droite sur le gros pommeau métallique du levier de vitesse, embraye passe la première, ferme sa portière, ET ON DEMARRE…, accélérateur à la planche jusqu’à 5000 tours avant de passer la seconde… et j’ai déjà envie de hurler de trouille.
L’accélération est tellement brutale qu’on est vraiment collé au dossier.
Le bruit de ce V-12 qui monte en régime comme s’il était au banc est assourdissant, tout vibre au rythme des bielles comme si vous étiez assis à califourchon sur la cloche d’embrayage.
Seconde à 5500, je vois avec horreur approcher une épingle à droite à 300 mètres, et ma gorge se noue, l’accélérateur doit être bloqué !
Il fonce comme un malade, le virage s’approche à toute allure et je ferme les yeux.
Puis VLAN, il tape sur les freins, ma tête est projetée en avant, il fait un double débrayage, enclenche la première… et d’un coup de volant balance la voiture à droite.
J’ouvre les yeux… et il accélère déjà plein pot en ligne droite, l’auto n’a pas dérapé d’un pouce elle a viré à plat avec une adhérence incroyable… et je suis malade de peur.
J’ai envie de descendre, mes genoux tremblent mais je me dis qu’à juger cette première épingle, “JJ” à l’air de connaître son affaire et que je vais vivre de grands moments avant d’atteindre le sommet !
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Ses mains volent sur le grand volant, les épingles s’enchaînent à une allure vertigineuse, il connaît par coeur chaque pouce de cette route et il maîtrise parfaitement la voiture, elle fait exactement ce qu’il veut, il place ses roues avant au millimètre, du fin pilotage…, ouf…, il a coupé le moteur cette fois… et c’est le grand silence, ce silence qu’on ne peut entendre qu’en altitude, plein et profond.
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Je lui dis que si j’avais su qu’il allait attaquer comme ça, je ne serais pas monté avec lui.
Je déteste déjà de me faire conduire dans une voiture normale sur un parcours que je connais, mais alors là, le col d’Eze en GTO avec un malade au volant, je m’en souviendrai toute ma vie !
La source : https://www.gatsbyonline.com/ferrari/fer...if-350181/
Une Ferrari V12, si tu n'as jamais eu l'occasion de monter dedans il faut absolument le faire car quelque soit son époque, elle te laisse un souvenir indélébile.
